Remplacer une chaudière gaz ne se prépare plus comme il y a quelques années. Depuis 2023, les aides publiques à l’installation d’une chaudière gaz ont été supprimées une à une, et la TVA est passée au taux normal. Cet article fait le point sur les aides chaudière gaz encore disponibles, les règles en vigueur et les changements annoncés pour 2027.
Aides chaudière gaz : la situation en un coup d’œil
Pour la fourniture et la pose d’une chaudière gaz, y compris à condensation :
- MaPrimeRénov’ : les chaudières gaz ne sont plus financées depuis le 1er janvier 2023.
- Prime énergie (CEE) : supprimée pour les travaux engagés depuis le 1er janvier 2024.
- Éco-prêt à taux zéro : les chaudières fonctionnant aux énergies fossiles en sont exclues depuis le 1er janvier 2025.
- TVA réduite : supprimée depuis le 1er mars 2025. La fourniture et la pose sont facturées à 20 %.
- Rénovation d’ampleur : depuis le 1er septembre 2026, MaPrimeRénov’ ne finance plus, en maison individuelle, un projet qui conserve ou renouvelle une chaudière gaz.
Remplacer une chaudière gaz par une autre chaudière gaz n’ouvre donc plus droit aux aides nationales.

Pourquoi les aides à la chaudière gaz ont été supprimées
La directive européenne sur la performance énergétique des bâtiments, adoptée en 2024, interdit aux États membres de subventionner l’installation de chaudières autonomes aux combustibles fossiles depuis le 1er janvier 2025.
Le 10 avril 2026, le gouvernement a présenté un plan d’électrification en réponse à la crise pétrolière liée au conflit au Moyen-Orient. Ce plan oriente les aides aux particuliers vers le remplacement des chaudières gaz et fioul par des pompes à chaleur, avec un objectif d’un million d’installations par an d’ici 2030.
Les dates clés
- 1er janvier 2023 : fin de MaPrimeRénov’ pour les chaudières gaz à très haute performance énergétique.
- 1er janvier 2024 : suppression de la fiche CEE dédiée aux chaudières individuelles performantes.
- 1er mars 2025 : TVA à 20 % sur la fourniture et la pose des chaudières gaz et fioul.
- 1er septembre 2026 : exclusion du gaz des rénovations d’ampleur aidées en maison individuelle, et sortie des pompes à chaleur hybrides à appoint gaz de MaPrimeRénov’.
- 1er janvier 2027 : interdiction du chauffage au gaz dans les logements neufs dont le permis de construire est déposé à partir de cette date.
TVA à 20 % : l’impact sur un devis
Toute prestation qui comprend la fourniture ou l’installation d’une chaudière gaz relève du taux normal de 20 %. L’administration fiscale l’a confirmé dans ses commentaires définitifs publiés en septembre 2026.
- Un taux appliqué à l’ensemble de l’opération : les travaux liés à la pose (adaptation du local, remplacement de radiateurs…) suivent le même taux.
- Un exemple chiffré : pour une installation facturée 5 000 € HT, la TVA passe de 275 € à 5,5 % à 1 000 € à 20 %, soit 725 € de plus.
- L’entretien et les réparations à part : les interventions sur une chaudière existante peuvent toujours bénéficier d’un taux réduit (5,5 % ou 10 % selon l’appareil) dans un logement achevé depuis plus de deux ans.
Peut-on encore installer une chaudière gaz ?
Oui, dans un logement existant : remplacer une chaudière gaz par un modèle gaz récent reste autorisé.
Les restrictions concernent le neuf. Un décret publié en septembre 2026 interdit le chauffage au gaz dans les logements neufs dont le permis est déposé à partir du 1er janvier 2027. Pour les maisons individuelles neuves, la réglementation environnementale RE2020 excluait déjà la chaudière gaz depuis 2022.
Passer du fioul au gaz : un coût de raccordement à anticiper
Un projet de décret, soumis à la Commission de régulation de l’énergie en juillet 2026, prévoit de faire payer au demandeur la totalité du coût d’un nouveau raccordement au réseau de gaz. Le gouvernement a annoncé une application au 1er janvier 2027. Ce point est à intégrer au calcul si le logement n’est pas encore raccordé.
Conserver le gaz : les leviers pour maîtriser la facture
- Dimensionner correctement l’appareil : après des travaux d’isolation, l’ancienne chaudière peut se révéler trop puissante pour les besoins réels et surconsommer.
- Installer une régulation climatique : un thermostat programmable et des sondes adaptent la température de l’eau des radiateurs à la météo et améliorent le confort.
- Faire entretenir l’appareil chaque année : l’entretien annuel d’une chaudière gaz est obligatoire et préserve sa sécurité et son rendement.
- Isoler : même avec une chaudière gaz, la plupart des travaux d’isolation restent éligibles aux primes CEE, et l’éco-prêt à taux zéro peut les financer, même réalisés seuls.
Changer d’énergie : les aides encore disponibles
Plusieurs dispositifs restent mobilisables pour remplacer une chaudière gaz par un autre mode de chauffage. Les équipements concernés peuvent bénéficier d’une TVA à 5,5 % s’ils respectent les critères de performance exigés. Les travaux doivent être réalisés par une entreprise certifiée RGE, et les demandes d’aides déposées avant la signature du devis.
Le Coup de pouce Chauffage (primes CEE)
- Principe : une prime bonifiée pour remplacer, dans une résidence principale, une chaudière individuelle au gaz, au fioul ou au charbon par une pompe à chaleur, une chaudière biomasse, un système solaire combiné ou un raccordement à un réseau de chaleur.
- Pompes à chaleur : depuis le 1er septembre 2026, la bonification est réservée aux modèles agréés par l’État, dont la liste est publiée par l’ADEME.
- Montant : aucun minimum n’est imposé depuis le 1er janvier 2026 ; chaque fournisseur d’énergie fixe son offre.
MaPrimeRénov’ pour une pompe à chaleur
- Parcours par geste : de 3 000 € à 5 000 € pour une pompe à chaleur air/eau selon les revenus du foyer, dans la limite de 12 000 € de dépenses. Les ménages aux revenus supérieurs n’y ont pas droit.
- Rénovation d’ampleur : le projet doit faire gagner au moins deux classes au DPE, comprendre au moins deux gestes d’isolation et, en maison individuelle, ne plus comporter d’équipement fonctionnant aux énergies fossiles. Un rendez-vous avec un conseiller France Rénov’ est obligatoire.
La pompe à chaleur hybride
Associant une pompe à chaleur et une chaudière gaz d’appoint, elle n’est plus éligible à MaPrimeRénov’ pour les dossiers déposés depuis le 1er septembre 2026. Dès lors qu’une chaudière gaz fait partie de l’installation, la TVA de 20 % s’applique.
Ce qui pourrait changer en 2027
Le projet de loi de finances pour 2027, déposé le 1er octobre 2026, prévoit de financer les pompes à chaleur uniquement par les primes CEE. Si cette mesure est adoptée, le forfait MaPrimeRénov’ par geste disparaîtrait pour ces équipements. À ce jour, rien n’est voté.
Où se renseigner
- Par téléphone : le service public France Rénov’ répond au 0 808 800 700, du lundi au vendredi de 9 h à 18 h.
- En ligne : le simulateur officiel Mes Aides Réno estime les droits d’un foyer en quelques minutes.
- Près de chez vous : l’annuaire de France Rénov’ indique l’espace conseil le plus proche.
Le service public n’effectue jamais de démarchage commercial, que ce soit par téléphone, par courriel ou par courrier.
Air Chauffage Concept vous accompagne
Basée à Vendin-le-Vieil, Air Chauffage Concept intervient dans le Nord et le Pas-de-Calais pour l’installation, l’entretien et le dépannage des chaudières gaz et fioul. Avant tout devis, ACC réalise un relevé technique : puissance des radiateurs, volume à chauffer, isolation et consommations actuelles.
Pour un devis d’installation de chaudière, appelez le 03 21 74 63 75 ou faites une demande de rappel en ligne.
FAQ
Pas pour installer une nouvelle chaudière gaz : MaPrimeRénov’, les primes CEE, l’éco-prêt à taux zéro et la TVA réduite ne s’appliquent plus. En cas de remplacement par une pompe à chaleur, le Coup de pouce Chauffage, MaPrimeRénov’ selon les revenus et une TVA à 5,5 % peuvent, sous conditions, se cumuler.
La fourniture et la pose d’une chaudière gaz sont soumises à une TVA de 20 % depuis le 1er mars 2025, y compris pour les modèles à condensation. L’entretien et les réparations d’une chaudière existante peuvent rester à taux réduit dans un logement de plus de deux ans.
Oui, dans les logements existants : le remplacement d’une chaudière gaz par une autre reste autorisé. L’interdiction concerne les logements neufs dont le permis de construire est déposé à partir du 1er janvier 2027.
